Partager l'article ! Colloque 2011 - "Attachement, empathie et violence éducative" - à Paris les 19-20 octobre :: 19 et 20 octobre 2011 Espace Reuilly - Paris ...
19 et 20 octobre 2011
Espace Reuilly - Paris
Placé sous le haut patronage du Conseil de l'Europe
Avec la présence de Maud de BOER-BUQUICCHIO, Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l'Europe,
Avec le soutien de la Fondation pour l’Enfance.
Deux des plus grandes découvertes du XXe siècle en matière de connaissance de l’homme ont probablement été celles de l’importance de
l’attachement par John Bowlby, dans les années 50, et celle, révolutionnant la psychothérapie, de l’empathie par Carl R. Rogers en 1940. Ces découvertes sont aujourd’hui éclairées par celles du
neurologue Giacomo Rizzolatti, en 1996 à l'Université de Parme, au sujet des « neurones miroirs ». Ces deux capacités innées chez l’enfant jouent un rôle essentiel dans la création des liens
sociaux.
Par l’attachement, qui est une nécessité vitale pour lui, le bébé venant au monde fait « la moitié du chemin vers ses parents » (Dr
Cohen Solal). Le lien ainsi établi constituera en quelque sorte le prototype de ses futures relations sociales et les marquera profondément. Les relations harmonieuses ou problématiques qui
s’établiront entre les enfants et leurs parents détermineront plus ou moins profondément leurs futures relations avec leurs semblables.
La capacité d’empathie est elle aussi fondamentale, car elle engage l’enfant à ressentir et reconnaître les émotions des autres. Elle
lui permet ainsi de comprendre les effets que son propre comportement peut avoir sur eux.
Or depuis des millénaires, sans en avoir conscience, l’humanité affaiblit, voire détériore, ces deux capacités innées, que nous avons
en commun avec tous les animaux sociaux. La plupart des parents tiennent en effet pour anodines, tant elles sont banalisées, des pratiques de châtiments corporels dans leurs relations avec leurs
enfants : il s’agit de la « violence éducative ordinaire ». En frappant et humiliant l’enfant, l’adulte introduit dans le processus d’attachement un élément de violence et de mépris qui pervertit
ce lien fondamental et retentit inévitablement sur ses futures relations sociales. La capacité d’empathie peut elle aussi être gravement atteinte par le blindage émotionnel auquel l’enfant est
obligé de recourir pour ne pas trop souffrir sous les coups physiques ou les manifestations de mépris. Or, un enfant obligé de se couper de ses propres émotions pour éviter la souffrance, peut
devenir insensible aux émotions des autres, jusqu’à leur faire subir les pires tortures sans état d’âme. Dans le travail thérapeutique, la compréhension empathique permet de restaurer pour un
enfant ou un adulte, le contact avec son propre monde, son propre lieu d’évaluation interne et ainsi réapprendre à se faire confiance et faire confiance aux autres.
Quand la Convention de l’UNESCO, adoptée le 16 novembre 1945, affirmait : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes,
c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », elle ne savait pas clairement que « les défenses de la paix » existent dans « l’esprit des hommes » et des
enfants sous la forme de capacités sociales innées. Il importe donc avant tout de les respecter et de les développer par des pratiques éducatives humainement adaptées aux besoins vitaux de
l’enfant...
Si cela vous intéresse, tous les détails du programme et le bulletin d'inscription sont sur le site de Fédération Française de
Psychothérapie et de Psychanalyse (FF2P) : http://www.colloques-ff2p.com/colloque2011/accueilcolloque2011.html
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